La campagne vit au rythme des saisons. La météo décide, l'agriculteur s'adapte. Une démarche simple et respectueuse de l'environnement, où le savoir-faire reste au cœur de mon métier, ma passion.
Je suis polyculteur. Pas fermier de carte postale — un type qui a les mains dans la terre, du printemps aux dernières récoltes.
Asperges blanches qui percent au printemps, fraises en avril. Cerises qui rougissent en juin. Abricots, pêches, nectarines gorgées de soleil. Pommes qu’on croque ou qu’on presse en jus, un agenda bien rempli, qui vit au rythme des saisons, donc ici pas de cerises sur la table de Noël !
La campagne, ce n'est pas un décor qu'on regarde par la vitre d'une voiture. C'est un territoire vivant, qui me façonne autant que je le façonne.
Derrière chaque champ, chaque prairie, chaque forêt, chaque étable, il y a des femmes et des hommes qui se lèvent tôt pour nourrir, protéger, entretenir, faire vivre ce bout de pays.
Ici, c'est la météo qui commande. L'orage décide, la sécheresse impose — et moi, j'apprends et je m’adapte.
Ici, on cultive autrement. L'agriculture raisonnée guide chacun de mes gestes : je n'utilise que ce qui est nécessaire, quand c'est nécessaire. Et quand je dois traiter, je choisis en priorité des produits phytopharmaceutiques homologués en agriculture biologique. Le piégeage des ravageurs, lui, est suivi de près par la Fredon, pour surveiller et agir au bon moment, sans excès.
Et parce que défendre cette terre ne s'arrête pas à mes parcelles, je m'engage aussi ailleurs : au sein de plusieurs associations et d'un syndicat, pour porter la voix du monde agricole et me battre pour son avenir.
Pas de recette magique. Pas de formule secrète. Juste du temps, de la patience, à l’écoute de la nature — et cet amour un peu fou pour un métier qu'on choisit avec le ventre autant qu'avec la tête.
Je milite pour cette campagne-là. Pour qu'on l'aime encore, qu'on la protège, qu'on lui donne un avenir.
Alors quand vous croquez une pêche ou une pomme chez moi, sachez que vous tenez un peu de cette terre vivante dans vos mains. Et qu'en la choisissant, vous la faites vivre, vous aussi.